Cailhau - Un peu d'histoire

CAILHAU, vient de Caillou en langue Occitane. Un caillou sur lequel a été construit ce village de forme circulaire, , maison aprés maison durant plus d'un millénaire...La plus ancienne mention de ce lieu, figure dans les actes de l'Archevêché de Narbonne en l'an 779. Situé dans le Bas Razes, appelé jadis "Haut Moyen Age".Dans un de ces actes, il est fait mention d'un jugement dépossédant d'une villa sise à Cailhau prés de la Malepère, le Comte Milon de Narbonne, au profit de l'Archevêque Daniel, de Narbonne.Un héritage spirituel et materiel qu'il étendit à tout le Razes et ses habitants, entièrement soumis à l'église de Narbonne. Ans 779 - 791 -

Auparavant, avant l'an 759, le Razes accueillit les Archevêques qui s'étaient enfuis de Narbonne, chassés par les Sarrazins. Au départ de l'envahisseur de Septimanie, et le retour de l'archevêché à Narbonne, le Razes conserva le titre de Comté.Succéssivement, les comtes du Razes qui prétèrent serment à Charles le Chauve (petit fils de Charlemagne), furent : Raimon comte de toulouse - puis Bernard également comte de toulouse, mais qui fut "comte provincial", car OlibaII et Acfred son frère, étaient Comtes par indivis de Carcassonne et de Razes. Plutard, le Comté du Razes passa dans la maison de Carcassonne, y resta et s'éteignit. La fin de ce premier millénaire voit la Cure de Cailhau s'unir à l'Abbaye de Montolieu, comme la plupart des communes du "Haut Moyen âge" (Brezilhac, Gramazie, etc...).

Vers 1191, les Chevaliers de Cailhau (dont Guilhem et Raimon)se rendent à Sauzens, pour jurer fidélité à Trencavel, Comte de Carcassonne.

Au XIIIeme siècle et jusqu'au XVIIIeme,Cailhau eu nombre Seigneurs et Chevaliers : vers 1220, Robert de Cailhau, Dame Na Cavaers co-seigneieuresse de Fangeaux et qui avait des sympathies pour l'hérésie cathare, François de Malhaurens (XVeme), etc...Précisemment, aprés 1560 et durant les guerres de religion, les protestants se rassemblent dans notre region, Cailhau, Alet, Bruga irolles, sont occupés. Laviston, Gouverneur de Carcassonne chasse les protestants de Carcassonne, du Cabardes et du Lauragais. Il accorda son aide au Consul de Limoux et contribua à délivrer Cailhau, Alet et quelques autres places en 1575. En 158O, la guerre recommence, et la region demeure dans la tourmente. En 1586, le Vicomte de Mirepoix s'installe à Cailhau. Montréal est assiégé et Brugairolles brûle en 1588. Henri IV abjure le Protestantisme en 1593, il demeure Roi de France.

C'est donc au moyen âge que les premières habitations virent le jour à CAILHAU, probablement autour de l'habitat seigneurial primitif, là même où se trouvent les ruines d'un moulin à vent (La motte) au point le plus haut du village. Ce moulin est bâti sur une colline de grés dans laquelle ont été taillés des silos à grains, certain muré, d'autres visibles. A l'emplacement de l'Eglise, une forteresse située à l'extreme Nord-ouest, reliée au moulin par quelques maisons perchées. Cet édifice et habitats étaient protégés à leur pied, par des fossés remplis d'eau. L'eglise actuelle a été intégrée dans cette forteresse.

L'évêque Dalmace consacra l'autel de notre paroisse en l'an 1088. Le Clocher faisant partie de la forteresse, date du XIII eme. La guerite (égauchette) a été construite en briques rouges au XVIIIeme, dans l'esprit de l'ancien chateau fort. L'église a été maintes fois endommagée, réparée, interieur, exterieur et clocher raffistolé...Au XIX eme l'interieur a été tranformé en Gothique, et crées les chapelles latérales. La porte a été reconstituée à partir d'éléments déplacés, en vrai Ghotique, du XIV eme siècle. La flèche verte du clocher date de 1925. Quant aux Cloches, il en est une qui date du XVI eme siècle et qui est classée au titre des Monuments Historiques. Signalons que le Clocher en entier, a été magnifiquement restauré en 2002, à l'heureuse initiative du conseil municipal et du maire Pierre CARATGE. Sur le Parvis de l'église se trouve une croix en pierre datée de 1645.

En deçà de ce que l'on peut appeler la "calote" de la cité, le chemin du tour des fossés, avec la porta Aquaria (le porche) et le chemin de la Terrasse où des constructions apparurent et de nouveaux fossés dissuasifs installés. Plus bas encore, le chemin de la Fontaine, qui ceinture le village au niveau le plus étendu, des puits et jardins.

Au début XXeme siecle, à Cailhau, l'école publique était mixte (une classe pour les grands et une pour les petits). Il existait également une école privée, située Grande rue, maison appartenant aujourdhui à Marthe GUY (Pawlak). Cette école fut fermée vers 1958 . par décision de Mgr Puech, évêque de Carcassonne. Se succédèrent comme enseignantes, Melle Julie,Melle Gazel,Mme Dousse. L'école communale ferma ses portes en 1991. Se succédèrent comme enseignants : le couple SIRE, Mme FABRE, etc...


Demeures/Domaines/Fermes du village :

" Le Chateau" : Grande demeure à proximité du porche (porte Aiguière). La Baronne Detours en fut propriétaire. Cette belle demeure est aujourd'hui la propriété de Mme et Mr Saigne.

"Le Domaine de l'Horte" (l'Orte au XVIIIeme) propriété pendant plus d'un siècle de Neltner, récemment vendu - mais habité; entretenu et travaillé par la famille Ragnière, depuis plus de 80 ans, André Ragnière y était récemment encore présent.

"Notre Dame des Prés" aujourdhui propriété de la famille Escalier, cette chapelle vouée à la vierge s'appelait Notre Dame de Grâce. Elle fut en 1572 pillée, brûlée et détruite. Durant des siècles les populations se mobilisèrent en faveur de sa reconstruction, depuis la confrérie "Notre Dame du Mont Carmel en 1636, puis Mr Faure, curé de Cailhau en 1791, Mr Gaydal curé de Cailhau en 1902 et enfin l'Abbé Bonnet à l'origine d'une souscription qui permit en 1939 de restaurer la voûte et la toiture. Une messe y est célébrée une fois par an.


" L'Alouette"(ancienne demeure d'Achille Laugé) propriété de son arrière petite fille Anny Laugé-Cénéda - Bade - Coutaud - Fouasse - La Gardie - La Métairie des prés (1781) - La Plaine - Le vernet (1807) - Monède (Monnoye 1781) famille Detours - Mondo 1773 - Montpénédy - Poubeille 1773

E n 2013, la commune comptait 265  habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du xxie siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année.
 

http://www.persee.fr/docAsPDF/amime_0758-7708_1986_num_4_1_1116.pdf