N° 77 du 15 mai 2020

 

En raison de la crise sanitaire, l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne vous informe que la permanence ne pourra être assurée pour une période indéterminée.

SITE OFFICIEL DE L'ACADEMIE

http://www.academie-arts-et-sciences-carcassonne.fr/

 

Culture chez vous

Merci à François Reboul de Drone Sud Toulouse pour ces images exceptionnelles

 

Nous sommes dans l' Aude Pays Cathare au dessus des majestueux "Les quatre Châteaux de Lastours" , Cabaret, Tour Régine, Surdespine et Querthineux. Les quatre châteaux sont sur un éperon rocheux au-dessus du village de Lastours, isolé par les profondes vallées des rivières Orbeil et Grésilhou.

 

 

 

Les Sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient

 

Editions Sutton

Egalement visible à la permanence de l'Académie

 

 

André BONNERY

Historien - Docteur d'Etat

Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

La SEHT, Association Loi 1901 fondée le 21 mai 1986 par Mr Paul PORTET  a pour objet  l'étude de toutes les questions se rapportant aux sciences historiques de la Ville de TREBES.

Le Bulletin annuel qu'elle édite depuis 1987 publie les études menées par les chercheurs locaux, sur le passé historique de Trèbes et ses environs. L 'actuel Président est monsieur André BONNERY.

Le Site de la SEHY : http://seht-trebes.pagesperso-orange.fr/accueil_287.htm

 

 

Olivier CEBE

Historien de l’art, diplômé de l’Ecole du Louvre et des Instituts d’Histoire de l’Art de Paris-Sorbonne et de Ravenne (Italie).
Fondateur, conservateur du Musée du Protestantisme en Haut-Languedoc de 1968 à 1996. Chargé de mission au Musée Goya de Castres de 1966 à 1977, et au Musée du Désert à Anduze en 1969.
Dernière conférence dans le cadre de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne : Mercredi 13 juin 2018 - “L’ombre de la Montagne Noire sur la voie médiévale des Provençaux”


Son actualité : http://poliphile.fr/a-propos-dolivier-cebe/

 

 

Marie-Chantal FERRIOL

Historienne, conservateur déléguée des antiquités et objets d'art sacré du département de l'Aude

Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

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Lucien ARIES

Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

Ingénieur diplômé de  l’E.N.S.C.T. , Docteur d’Etat ès Sciences, professeur des universités il développe à l’université Paul Sabatier de Toulouse des recherches sur les matériaux notamment en relation avec l’énergie solaire, la dépollution des gaz d’échappement et la dégradation des métaux. En octobre 2003 il reçoit le titre de Professeur émérite et s’intéresse à l’activité métallurgique antique régionale. Avec la fondation de l’A.R.B.R.E. (Association de Recherches Baziègeoise –Racines et Environnement) en 1989, il se passionne pour l’histoire de son pays natal, le Lauragais.
C’est par plusieurs flashes que Lucien Ariès éclaire le passé du Lauragais et qu’il convie le lecteur à retrouver ses racines.

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Martial ANDRIEU

Ecrivain et historien régionaliste - artiste lyrique - Biographe du compositeur français Paul Lacombe auquel il a consacré plusieurs concerts, conférences et un ouvrage de référence inédit : " Paul Lacombe le testament musical d'un grand symphoniste français"

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Jean François VASSAL & Valérie MICHEL

Sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne. Formateurs en Lettres et en Sciences Humaines depuis 18 ans. Il a ouvert, le 02 juin 2015, à la Cité de Carcassonne, l'Institut Linguistique de Carcassonne (ILC). L'objectif étant de proposer une approche pédagogique personnalisée permettant d'allier culture et apprentissage de la langue.

 

 

La sélection du jour

Auguste ARMENGAUD

Gospel in Harlem

Dieu n’est pas noir.
L’église abyssinienne de la 133e rue est comble,
De belles élégantes et leurs chapeaux de mirmillons
De messiers gominés « smokinés » de crêpe sombre.
D’une chasuble de jais à galons rouges
Deux mains noires invitent à prier.
Le prêtre sourit.
Il parle du quotidien, difficile et grotesque
On rit, on approuve, on applaudit.
Ses paroles sont un remède à l’esprit,
Un cataplasme sur une plaie qui suppure.

Le chœur a entonné et les larmes sont venues.
Des voix à nulle autre, à larges flots,
Ont monté vers le Dieu blanc du vitrail
Aux mains percées d’un trou.
Douces, graves, chaudes d’une plainte,
Effervescentes, retenues, fiévreuses,
Bouleversantes de souffrance et de beauté, non résignées de peur.
Elles ont roulées sur mes joues, frêles comme une lyre,
Unies, modulées, coléreuses,
Pour le frère qui dort dans un carton d’emballage
Celui qui tend la main du dénuement
Ivre à force d’avoir faim,
Pour la crasse et les rats du caniveau,
Les graffiti des murs sombres, les odeurs de poubelles,
L’indifférence, la différence,
Une voix flottante comme la bannière d’un pays qui n’existe pas.
Une larme pour l’ami qui meurt sur le trottoir.
La prière communie de la haine et de l’amour.

Puis il y eut les mains qui ont scandé
Telle une salve qui jaillit
Le destin, la force, la joie,
Au rythme d’une brûlure qui bat
Qui résonne comme un bazooka
Freedom, O, freedom O O
Plus vrai, plus fort, plus haut
Et les regards se sont tournés
Cherchant la paix, dignes et grands,
Au fond des yeux de vie.
Ils ont serré nos mains, elles ont embrassé nos joues.
Va, dis ce que tu as vu. Tu reviendras. Chante beau.

Mon Dieu, pourquoi n’es-tu né ici-bas, noir de peau. 

***

Mario FERRISI

Ciel rouge

A l'horizon du ciel des grands soirs de juillet
Le soleil dégurgite ses ripailles sanglantes
Dans un élan ultime de prévôt justicier
Il meurt sous les bravos en flammes aveuglantes

Il lui tardait sans doute d'étouffer son brasier
Pour ne plus éclairer ce monde de misère
Où s'exalte le crime, les cités dépravées
La plèbe nauséeuse aux furies incendiaires

Où les flots d'abatteurs déciment les grands bois
Et jettent l'épouvante aux arbres des forets
Où le noble décor du glacier d'Alaska
Craint d'être dépouillé du charme et de l'attrait

Ce soir, l'incandescent dramatise l'alpage
Les ramiers médusés acclament la manœuvre
Ils sont les plus ardents à fêter ce tapage
Et saluent la magie flamboyante de l'oeuvre

Mais le front impérieux de l'astre paradeur
Reviendra dès demain, colosse gigantesque
Pour féconder l'espace d'une auguste splendeur
Et inonder d'aurores les beautés pittoresques


***

Jean FOURIE

Estèlas

Per delà nuèits e jorns
Que davalan del cèl
Que dison las estèlas  ?
Per delà albas e calabruns
Relòtges del silenci  ;
Per delà monts e vals
E mai luènh que la lum
Que dison las estèlas  ?
Presonièr de sa gabia de carn
L'uèlh cèrca sens saber,
Sens saber e sebs veser
L'infinit del neient.
Que dison las estèlas
Al cercaire de vida  ?
Le crit dels òmes s'esperlonga,
Cada jorn ten son mistèri
E cada sèr sas paurs novèlas.
Que dison las estèlas
Dels lendemans sens fin  ?
La vela es alandada
E la nau s'enfiòca
Dins un lhauç d'esperansa.

Traduction

Etoiles

Au-delà des nuits et des jour
Qui descendent du ciel
Que nous disent les étoiles  ?
Au-delà des aubes et des crépuscules
Horloges du silence,
Au-delà des monts et des vallées
Et bien plus loin que la lumière
Que nous disent les étoiles  ?
Prisonier de sa cage de chair
L'oeil cherche sans savoir,
Sens savoir et sans voir
L'infini du néant.
Que disent les étoiles
A celui qui cherche sa vie  ?
Le cri des hommes se prolonge.
Chaque jour à son mystère
Et chaque soir ses peurs nouvelles.
Que nous disent les étoiles
Des lendemains sans fin  ?
La voile est déployée
Et la nef prend feu
Dans un éclair d'espérance.

***

Evelyne GENIQUE

À l'ombre d'une treille

Il prend son pinceau,
D'un trait il dessine
C'est le début de l'automne
Qui se pare peu à peu
De brun aux reflets d'ambre

Le vent fraîchit
Sensible au temps dehors
Dont les couleurs diffèrent !
Tout se colore en or et feu
Là assis sur un vieux tabouret
Pour tracer l'infini des éléments.

A l'ombre d'une treille,
Il a barbouillé sa palette
De sienne brûlée.
Ses gestes amples, harmonieux
Et, peu à peu, naît une forme...
Il s'essuie sur son tablier,
Contemple en tous sens...

Son corps figé devant la toile,
Son talent toujours s'éveille.
Au loin jaillit une lumière.
Il manque la musique
A son ballet des formes.

Les pinceaux sont rangés
Sur la palette des couleurs enchevêtrées.
La toile est parée
D'un paysage éblouissant.

 

***

Claude SUBREVILLE

Devant ce corps de femme

Face à ce corps de femme
Aux formes bien moulées ,
Se tisse une trame...
Au fonds de ma pensée. ..

Mon regard est curieux..
Je découvre en douceur
Quelque chose à mes yeux
Qui est plein de saveur... !

Alors , comment agir...
Faut-il se retenir ?
En donnant à cet « être ››..
Un air de ne pas être ?

Partager ce moment..
Avec enchantement...
Serait-ce une épreuve ?
Une expérience neuve.. ?

Est-ce toujours ainsi ?
Faisons nous un pari ?
Ou une découverte. ..
Qui nous mène à la perte ?

Alors faut-il oser ,
S'engager et bondir ?
Ne faut-il pas poser...
Tout stopper ,réfléchir ?

]'arrête de rêver
Déjà ,je me réveille. ..
L'hom1ne va relever
Cet amant qui sommeille !

 

***

Guy PUJOL

Balades poétiques

https://bienvenue-chez-ariejoie.fr/ballades-poetiques-1.html

 

 

 

 

 

 

PATRIMOINES - VALLEES DES CABARDES

LES CAHIERS

En savoir plus...

 

 

L'ouvrage est visible à la permanence de l'Académie

 

 

 

 

 

Réalisation : mario.ferrisi@gmail.com