Poèmes des sociétaires de l'académie de carcassonne

Poèmes de Claude Subreville

 

 

DEVANT CE CORPS DE FEMME

Face à ce corps de femme

Aux formes bien moulées ,

Se tisse une trame...

Au fonds de ma pensée. ..

Mon regard est curieux..

Je découvre en douceur

Quelque chose à mes yeux

Qui est plein de saveur... !

Alors , comment agir...

Faut-il se retenir ?

En donnant à cet « être ››..

Un air de ne pas être ?

Partager ce moment..

Avec enchantement...

Serait-ce une épreuve ?

Une expérience neuve.. ?

Est-ce toujours ainsi ?

Faisons nous un pari ?

Ou une découverte. ..

Qui nous mène à la perte ?

Alors faut-il oser ,

S'engager et bondir ?

Ne faut-il pas poser...

Tout stopper ,réfléchir ?

]'arrête de rêver

Déjà ,je me réveille. ..

L'hom1ne va relever

Cet amant qui sommeille !


Claude SUBREVILLE …


LE BANC DE PIERRE

Sur le grand banc de pierre ,

A l'ombre du platane ,

Les hommes assis sont fiers...

D'histoires , ils se pavanent. .. !

Ils passent là , leur temps..

Tous ,plus ou moins coiffés

De casquette ou béret..

Ce , depuis le printemps

Quand passe une « NATURE ››..

D'un plus jeune âge qu'eux ,

Leur regard se sature...

Ils n'ont plus que leurs yeux.. !

Ah , si on était plus jeune...

Pensent-ils , très souvent... !

Que de choses ,quand même..

On ferait autrement I

Un jour , c'est le silence ,

On parle à demi mot..

L'un d'eu× est en partance..

Pour aller ...tout la-haut. ._ !

Ils évoquent cet « ETRE ›› ..

Qui vient de les quitter..

Que d'é1oges peut-être..

Qu'il n'a pas mérités. ..

Sur le grand banc de pierre

L'ombre a disparu..

C'est un peu la misère..

L'hiver est revenu ..............


Claude SUBREVILLE


MINERVE ET LES 3 B...


Sur l'eperon rocheux

Minerve apparaît....

Un peu, comme ce feu

Né d'un premier

bûcher.....

Le coin semble imprenable

Et pourtant, c'est un fait,

Dans ce lieu respectable,

Moururent des

«Parfaits ›› ll!

Ils étaient fort nombreux

A envahir le site...

Pensant aux jours heureux

De ces gens qui y

habitent.. ..

Notre groupe profite

Des murs d'un autre

temps

Ayant dans son orbite

Des sensations d 'antan

Ils retracent ces heures

Où jeunesse vivait...

Souvent en eux

demeurent...

Des souvenirs cachés...

Un peu comme Athéna,

Une déesse observe

Les 3B que voila...,

Ce doit être... Minerve ?

 

Claude SUBRE VILLE

21 septembre 2073...


LA 46/33 à LAGRASSE...


Des vignes et collines

Ornent ce paysage

Corbières se dessinent

Autour de ce village.. !

IAGRASSE nous accueille

Avec son abbaye !

Et c'est un vrai recueil

Des goûts de ce pays

G'est l'esprit médiéval

Qui plane sur nos têtes,

L'art architectural

Accompagne les fêtes...

Tel le pave des rues

Qui saccade la marche,

L'Orbieu parfois se rue

Sous le pont et son arche

 

La place est d'epoque

On y fait le marché...

C'est un site bien né

Pour vendre les breloques !

Signe de notre foi

Dans un groupe soudé,

Nous retrouvons la joie

De nos jeunes années !

Gardons cette liberté

Qu'anine notre classe...

conservons l'amitié

Même si les ans passent !

cette chaîne d'union

C'est toute notre grâce,

Cette vraie communion

Vivons là à LAGRASSE


LE MOULIN DE L'ECLUSE... L'ECLUSE DU MOULIN...


Où est passé notre MOULIN...

Celui d'où sortait la farine

Que nous retrouvions dans le pain

Quand nous étions gamins, gamines...

Notre modèle était la miche

Nous la coupions pendant sept jours,

Mais dure devenait la biche

Que nous mangions avec amour...

Je me souviens de notre école

Qui nous amenait visiter

Ce joyau que le dieu Eole

Regrettait de ne pas exciter...

En effet, c'est dans le canal

Que la roue du moulin tournait...

Acte à cette époque banal

Pour nos meuniers, les bien nommés

Nous revenons vers notre écluse

Celle qu'on disait du MOULIN

Nous l'implorons, mais elle refuse

La farine pour notre pain...

En nous rassemblant sur ce site,

Nous qui avons connu les meuniers

Notre mémoire va très vite

Les voir en sabots ou souliers...

La roue a cessé de tourner

Et nous restons l'âme vivante

De notre moulin oublié,

De ces caissons qui, encor' chantent


CLAUDE SUBREVILLE

15 SEPTEMBRE 2012...

Pour mes amies et amis de la 46/47/3b

 

ANTOINE et le SOMAIL

 

J’ai connu le SOMAIL

Le musée du « chapeau »

Antoine et son sérail

Un site riche et beau

.

La petite chapelle

Qui est au bord du canal,

Pour sa fille fut celle

Du lien matrimonial.

 

Que de soirées passées

Tous à faire la fête,

Les chapeaux, les bérets

Ornaient toutes nos têtes.

 

Tu étais de notre âge

Et de la même année

Nous voir dans les parages,

Tu nous aurais menés.

 

Avec ton air coquin

Tu aurais fait l’histoire

De ce chapeau malin

Qui est sur notre poire.

 

Nous arrivons trop tard

La porte est refermée

Je suis triste ce soir

Il n’y a plus de musée.

 

C’est une belle histoire

Que nous avons vécue

Antoine, j’ose croire

Qu’ils t’auront bien reçu.

 

Dieu que j’aurais aimé

Que tu sois de la fête

Tu aurais vu les 3 B,

les chapeaux sur la tête.


Claude SUBREVILLE

Aux Amis de la 46/3B 8 Septembre 2018

 

 

SOIXANTE DIX …TOUT UN SYMBOLE…


Certains l’ont dépassé

D’autres l’attendent encore

« SEPT, ZERO »… enlacés

C’est notre nouveau score…

 

Expression qui progresse

Dans la maturité,

Symbole de sagesse,

Le « SEPT » est bien acté….


De lui, on retiendra

Qu’il est une merveille…

La faux on oubliera

Car c’est la mort qui veille


Que dire du « ZERO »,

Qui n’a pas d’existence

On dirait un lieu clos

Tel un oeuf en partance…


EROS, son anagramme

Est le Dieu de l’amour….

Ne poussons  aucun brame

Rêvons… aimons… toujours… !


Où commence le cercle

Qui  finit nulle part

Signe intemporel, certes

Le centre  y tient sa part….


« SOIXANTE DIX », plénitude

Symbole d’abondance !!!

Fuyons la solitude

Et bravons l’ignorance….


Gardons de ce moment

L’espoir de continuer,

Chaque an, de  partager

Ce havre d’amitié……….


Claude SUBREVILLE

17 Septembre 2016

 

 

PEXIORA… Mon Eglise….


Revoyant PEXIORA,

Filant sur l’autoroute,

« C’est là que tu iras

Dis-je, sans aucun doute »


Tu étais « Puysubran »

Vers le douzième siècle

Et restait le garant

De ces êtres espiègles.


Je regarde l’Eglise

Son air majestueux

Rien à voir avec Pise

Elle va droit vers les cieux…


Cœur des Hospitaliers

Elle devint à l’époque,

Un havre de bienfaits

Rien qui ne soit baroque.


Devant ce monument

Qui devant moi, s’élève,

Je m’arrête un moment

Et tout à coup, je rêve….


Sur tes fonts baptismaux,

Je reçus le baptême...

Je criais fort, car l’eau

Me brouillait le système…


Plus tard et dans l’action,

Je dus porter la croix

C’était la procession,

Un autre acte de foi…


Les rues étaient en fleurs

Sur le sol, les pétales

Donnaient de la couleur

Au dessous des sandales…


Rares étaient les loisirs

Soixante ans en arrière

A croire que le plaisir

Etait fait de prières…


Ainsi l’Abbé Tardieu,

Curé de la paroisse

Récupérait nos œufs

Au soir de la « ramasse »…


Certains étaient absents,

Nous les avions gobés…

D’autres tout simplement

Sur nous étaient tombés…


Les cloches, c’était nous

Et nous faisions du bruit

Rome nous avait pris

Ce son… on était fous !!!!


Voilà en quelques mots

Ce que je voulais dire…

Souvenir de marmot

Espérant vous séduire….


C. SUBREVILLE

05 Octobre 2013.

 

SOIXANTE-ONZE, le HUIT et l’INFINI….


« Soixante-onze» années

Symbole d’infini…

Que certains font graver

Sur leur bras, pour la vie !!!


Car, ce huit renversé,

Chiffre de perfection,

A lui seul est censé…

Nous bercer d’illusions.


Qui n’a jamais rêvé

D’une amitié réelle…

Qui n’a jamais pensé

Qu’elle serait éternelle...


C. SUBREVILLE.

9 Septembre 2017.

« Chalet du Lac »


La voûte de ce ciel,

Signe d’intemporel,

Transcende au fil des jours

Ce huit, ce lac d’amour….


C’est l’union des contraires

Qui marque notre vie…

Faire et parfois défaire

A deux, quel beau pari…


Profitons de ce jour,

Encore, en espérant

Que ce huit, cet amour

Sera toujours présent…


(71…7+1=8….

8 couché… symbole de l’infini, appelé aussi : « Lac d’Amour »)

 

 

POEMES DE GUY PUJOL

 

 

Les mois et saisons

Ballades poétiques

Découvertes

Divers

 

 

POEMES DE JEAN ESPARBIE

 

L’ombre des souvenirs


A la source du temps coule l’eau des années

 Sans jamais emporter l’ombre des souvenirs

Même les plus mauvais, ceux des heures damnées

Que l’on voudrait pourtant ne plus voir revenir.


Ils troublent le miroir d’une ardoise luisante

Où boivent les oiseaux menacés d’un serpent.

Ils reflètent parfois l’apparence épuisante

Des douleurs et des pleurs dont nul ne se repent.


Ils embaument le cœur d’un bouquet magnifique

Composé des bonheurs ou des tendres amours

Voire tout simplement d’un moment spécifique

Jadis enrubanné avec soin pour toujours.


Saurait-on deviner l’esprit d’une personne ?

Il convient seulement dans un profond respect

D’apprécier surtout à chaque instant qui sonne

Sa place en société et son meilleur aspect.


Eclairer le propos d’exemples ridicules

Lasserait – je le crois – et on le prendrait mal

Aussi je décrirai d’infimes particules

D’un cas dissimulé dans le règne animal.


En quelque lieu des tours dont on reconnaît l’aune

Deux chats sans un petit forcèrent le destin,

Détestable envers eux, tandis que dans la faune

On s’en réjouissait comme d’un grand festin.


Ils adoptèrent donc une jeune minette

Abandonnée aux vents qui soufflaient des malheurs,

La serrèrent contre eux, louèrent ses mirettes,

Miaulèrent partout la splendeur des couleurs.


Ils la choyèrent tant qu’elle devint superbe

A côté des chatons, nombreux sur les remparts

Chauffés par le soleil ou allongés dans l’herbe

Du sol coupée à ras pareil en toutes parts.


Quelle fatalité emporta dans sa tête

Cette normalité capable auparavant

D’agrémenter les jours des douceurs d’une fête

Aux ronrons continus inégalés avant ?


Elle gâcha les sens, mit en péril la vie

Malgré l’attention des proches protecteurs

Sans cesse rejetés dans l’effroyable envie

D’ignorer les atouts aux parfums enchanteurs.


Du sommet d’un créneau jusqu’à la ville basse

Un mâle elle aperçut, marqué des tremblements

D’élans aventureux dans l’existence crasse

Des matous écartés par leurs tiraillements.


Tôt elle s’enhardit, le protégea d’un homme

Furieux – semblait-il – au nom d’une raison

Propre à le rendre fou, impitoyable en somme

Nonobstant l’agrément connu dans sa maison.


Le couple se forma, uni dans les ivresses,

Secoué plusieurs fois par des déchirements

Cependant engloutis sous le lot des caresses

Dont le ciel couronna les vrais revirements.


Une crue ravagea le sort du réalisme

Clôturé désormais au second spécimen

Alors que le premier, fait dans l’idéalisme,

Subsistait maintenant à un nouvel hymen.


Une chatte il donna à l’argent des ouvrages

Poursuivis par ailleurs sous un clair firmament

Encore préservé des violents orages

Quoique des félidés vinrent finalement.


Alentour on compta cinq jolis mammifères

Dans un proche avenir oubliés hors des lices,

A la bonté livrés ou morts dans l’atmosphère

Des humains sans pitié radieux des supplices.


Les lunes manqueront pour terminer l’histoire…

Un poète pourra plus tard la révéler

Dans son cheminement vers l’estime et la gloire

Que du fait éternel je promets d’appeler.

 

 

 

 

Des beautés


A peine adolescent, je louai Aphrodite

Davantage qu’Hébé, Minerve ou bien Junon

Car j’admirai ses traits puis la légende dite

Par notre professeur dont je tairai le nom.


Dans la chambre en secret sur des photographies

Je découvris surpris les contours réguliers

D’une actrice et perdis maintes philosophies

Apprises des parents, des prêtres séculiers.


Aux parfums du printemps ressenti avec l’âge

Je goûtai la douceur d’un nouveau soubresaut ;

Je délaissai alors la notion d’être sage,

Magnifiait les sens jusqu’à mon « premier saut ».


Ici, ailleurs, toujours, j’offris à la mémoire

Cent aspects merveilleux et chaque souvenir

Illumine le cœur en dépit d’une gloire

Ridicule souvent, sans aucun avenir.


Les tours à la Cité, l’histoire des cathares,

En montagne un chevreuil, les dauphins à la mer,

Le canal du Midi, tant d’autres choses rares

Enrichirent l’esprit d’un homme moins amer.


Me laisser envahir par un récit lyrique,

Regarder un film d’art, un tableau, un dessin,

Ecouter un morceau d’une œuvre symphonique

Captivèrent l’esprit sans doute à bon dessein.


Adopter cette enfant à défaut d’artifice,

L’aimer par-dessus tout, lui donner du bonheur,

Couronner le succès du moindre sacrifice

Ornementa les jours à l’écart du malheur.


Eprouver le Soleil d’un sourire au visage

Des petits qu’elle mit dans les affres du temps

Brilla comme les vers couchés sur une page

Par le cristal du don acquis depuis longtemps.


J’ajouterai enfin le ciel des beautés d’âmes

Aperçu au regard des ravissants sujets

Rencontrés quelquefois dans la fureur des flammes

Du monde condamné pour mille et un rejets.