N° 78 du 31 mai 2020

 

En raison de la crise sanitaire, l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne vous informe que la permanence ne pourra être assurée pour une période indéterminée.

SITE OFFICIEL DE L'ACADEMIE

http://www.academie-arts-et-sciences-carcassonne.fr/

 

 

André BONNERY

Historien - Docteur d'Etat

Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

La SEHT, Association Loi 1901 fondée le 21 mai 1986 par Mr Paul PORTET  a pour objet  l'étude de toutes les questions se rapportant aux sciences historiques de la Ville de TREBES.

Le Bulletin annuel qu'elle édite depuis 1987 publie les études menées par les chercheurs locaux, sur le passé historique de Trèbes et ses environs. L 'actuel Président est monsieur André BONNERY.

Le Site de la SEHY : http://seht-trebes.pagesperso-orange.fr/accueil_287.htm

 

 

Olivier CEBE

Historien de l’art, diplômé de l’Ecole du Louvre et des Instituts d’Histoire de l’Art de Paris-Sorbonne et de Ravenne (Italie).
Fondateur, conservateur du Musée du Protestantisme en Haut-Languedoc de 1968 à 1996. Chargé de mission au Musée Goya de Castres de 1966 à 1977, et au Musée du Désert à Anduze en 1969.
Dernière conférence dans le cadre de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne : Mercredi 13 juin 2018 - “L’ombre de la Montagne Noire sur la voie médiévale des Provençaux”


Son actualité : http://poliphile.fr/a-propos-dolivier-cebe/

 

 

Marie-Chantal FERRIOL

Historienne, conservateur déléguée des antiquités et objets d'art sacré du département de l'Aude

Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

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Lucien ARIES

Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

Ingénieur diplômé de  l’E.N.S.C.T. , Docteur d’Etat ès Sciences, professeur des universités il développe à l’université Paul Sabatier de Toulouse des recherches sur les matériaux notamment en relation avec l’énergie solaire, la dépollution des gaz d’échappement et la dégradation des métaux. En octobre 2003 il reçoit le titre de Professeur émérite et s’intéresse à l’activité métallurgique antique régionale. Avec la fondation de l’A.R.B.R.E. (Association de Recherches Baziègeoise –Racines et Environnement) en 1989, il se passionne pour l’histoire de son pays natal, le Lauragais.
C’est par plusieurs flashes que Lucien Ariès éclaire le passé du Lauragais et qu’il convie le lecteur à retrouver ses racines.

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Martial ANDRIEU

Ecrivain et historien régionaliste - artiste lyrique - Biographe du compositeur français Paul Lacombe auquel il a consacré plusieurs concerts, conférences et un ouvrage de référence inédit : " Paul Lacombe le testament musical d'un grand symphoniste français"

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Jean François VASSAL & Valérie MICHEL

Sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne. Formateurs en Lettres et en Sciences Humaines depuis 18 ans. Il a ouvert, le 02 juin 2015, à la Cité de Carcassonne, l'Institut Linguistique de Carcassonne (ILC). L'objectif étant de proposer une approche pédagogique personnalisée permettant d'allier culture et apprentissage de la langue.

 

 

Auguste ARMENGAUD

Le marchand d’oublies

On ne sait pas d’où il venait, ni où il allait
Dans son habit à gros carreaux verts et bleus.
Il donnait à qui voulait des boites remplies d’air,
Des flasques de vin bu pour ivrogne pur et gai.

Comme un colporteur d’antan
Il s’appuyait sur sa caisse de bois à un pied
Et il distribuait des rêves de printemps.
Chaque dimanche, il se tenait sur les marches de l’église
Attirant les fidèles se rendant à la messe.

Il vendait des onguents parfumés qui ne guérissaient pas
Des mots au visage défait pour femmes infidèles
Des objets insolites qui ne servaient à rien
Des rencontres futiles au fil de l’eau bénite
Des livres de méditation au regard indiscret et complice
Des graines de joie amère
Des couleurs passées qui ne reviendraient pas
Des prières du bout des lèvres
Des actes d’espérance pour baiser de Judas
Des feux de joie feinte et des bonheurs enfuis
Des courses folles jusqu’au diable vauvert
Des plaisirs rares et légers qui s’envolaient aux quatre vents
Des sueurs froides pour passer l’hiver.

Les gens achetaient pour tenter le temps
Etre là, pardonner tout en vieillissant un peu.
Ils en oubliaient la messe et… s’en revenaient chez eux.
Le curé, patient comme une statue de sel,
Attendait dans son église vide.

***

Mario FERRISI

L'algérois

Il a perdu ses rires aux rayons du soleil
Qui écrasait sa terre et le sable des baies
De grosses nuées grises envahissait son ciel
Et la mer déchainée ne cessait de gronder

Il était algérois, dans une autre patrie
Il aimait le refrain de sa belle existence
Les parties de surprises étaient sa poésie
Les jeux et la passion étaient dans sa séquence

Alger était pour lui, un beau jardin de roses
Avec plein de clichés qu'il n'oublierai jamais
Il croyait au destin, aux belles apothéoses
Que ses rires aux éclats... seraient d'éternité

Il s'arrima pourtant aux sons de l'espérance
Priant à l'Angelus... rester en Algérie
Mais l'aube, désormais, avait un goût de rance
Au lit du désarroi, allait rouler sa vie

Aujourd'hui, son visage, barbouillé de pudeur
Se retourne parfois, avec des yeux d'enfant
Il revoit ses amis, ses frères et ses sœurs
Les couleurs du bonheur juste avant le tourment

Il vit son autre vie, ses vers à moitié pleins
Traînant ses embarras et ses amas de joies
Jetant sa nostalgie tout au long du chemin
Semblant rester serein... jusqu'au jour du trépas

***

Jean ESPARBIE

L’ombre des souvenirs

A la source du temps coule l’eau des années
Sans jamais emporter l’ombre des souvenirs
Même les plus mauvais, ceux des heures damnées
Que l’on voudrait pourtant ne plus voir revenir.

Ils troublent le miroir d’une ardoise luisante
Où boivent les oiseaux menacés d’un serpent.
Ils reflètent parfois l’apparence épuisante
Des douleurs et des pleurs dont nul ne se repent.

Ils embaument le cœur d’un bouquet magnifique
Composé des bonheurs ou des tendres amours
Voire tout simplement d’un moment spécifique
Jadis enrubanné avec soin pour toujours.

Saurait-on deviner l’esprit d’une personne  ?
Il convient seulement dans un profond respect
D’apprécier surtout à chaque instant qui sonne
Sa place en société et son meilleur aspect.

Eclairer le propos d’exemples ridicules
Lasserait – je le crois – et on le prendrait mal
Aussi je décrirai d’infimes particules
D’un cas dissimulé dans le règne animal.

En quelque lieu des tours dont on reconnaît l’aune
Deux chats sans un petit forcèrent le destin,
Détestable envers eux, tandis que dans la faune
On s’en réjouissait comme d’un grand festin.

Ils adoptèrent donc une jeune minette
Abandonnée aux vents qui soufflaient des malheurs,
La serrèrent contre eux, louèrent ses mirettes,
Miaulèrent partout la splendeur des couleurs.

Ils la choyèrent tant qu’elle devint superbe
A côté des chatons, nombreux sur les remparts
Chauffés par le soleil ou allongés dans l’herbe
Du sol coupée à ras pareil en toutes parts.

Quelle fatalité emporta dans sa tête
Cette normalité capable auparavant
D’agrémenter les jours des douceurs d’une fête
Aux ronrons continus inégalés avant  ?

Elle gâcha les sens, mit en péril la vie
Malgré l’attention des proches protecteurs
Sans cesse rejetés dans l’effroyable envie
D’ignorer les atouts aux parfums enchanteurs.

Du sommet d’un créneau jusqu’à la ville basse
Un mâle elle aperçut, marqué des tremblements
D’élans aventureux dans l’existence crasse
Des matous écartés par leurs tiraillements.

Tôt elle s’enhardit, le protégea d’un homme
Furieux – semblait-il – au nom d’une raison
Propre à le rendre fou, impitoyable en somme
Nonobstant l’agrément connu dans sa maison.

Le couple se forma, uni dans les ivresses,
Secoué plusieurs fois par des déchirements
Cependant engloutis sous le lot des caresses
Dont le ciel couronna les vrais revirements.

Une crue ravagea le sort du réalisme
Clôturé désormais au second spécimen
Alors que le premier, fait dans l’idéalisme,
Subsistait maintenant à un nouvel hymen.

Une chatte il donna à l’argent des ouvrages
Poursuivis par ailleurs sous un clair firmament
Encore préservé des violents orages
Quoique des félidés vinrent finalement.

Alentour on compta cinq jolis mammifères
Dans un proche avenir oubliés hors des lices,
A la bonté livrés ou morts dans l’atmosphère
Des humains sans pitié radieux des supplices.

Les lunes manqueront pour terminer l’histoire…
Un poète pourra plus tard la révéler
Dans son cheminement vers l’estime et la gloire
Que du fait éternel je promets d’appeler.

***

Claude SUBREVILLE

Sur l'eperon rocheux
Minerve apparaît....
Un peu, comme ce feu
Né d'un premier
bûcher.....
Le coin semble imprenable
Et pourtant, c'est un fait,
Dans ce lieu respectable,
Moururent des "Parfaits"
Ils étaient fort nombreux
A envahir le site...
Pensant aux jours heureux
De ces gens qui y
habitent.. ..
Notre groupe profite
Des murs d'un autre
temps
Ayant dans son orbite
Des sensations d 'antan
Ils retracent ces heures
Où jeunesse vivait...
Souvent en eux
demeurent...
Des souvenirs cachés...
Un peu comme Athéna,
Une déesse observe
Les 3B que voila...,
Ce doit être... Minerve ?

****

Evelyne GENIQUE

Ce beau voyage

Pour commencer ce beau voyage je suis arrivée,
Pas loin… Là… À côté d'une forêt enchantée.
En poursuivant ma route, j'ai découvert, à travers le feuillage,
d'étranges silhouettes au loin qui se faufilaient.
Fées, elfes, dansaient au clair de lune.
Peu à peu mes pas se firent plus légers.
Devant moi, un tapis de mousse. Sur lui je me couchai.
Tout se taisait en l'instant et sur place, se figeait
Dans la nuit, je m'agenouillai au bord de la surface aux reflets d'argent
Dialoguant en silence avec la lune,
Je perçus le murmure d'un ruisseau où venaient boire les fées.

Le vieux hibou se réveillait en hululant à la nuit.

Je ne savais plus où j'étais ;
C'est alors qu'une fée vint me prendre la main
et me guida dans le cercle magique.
Le sous-bois était empli d'une brume légère .
De petites formes mystérieuses survolaient la verdure.
Derrière ce rocher, une ombre venait de passer.
N'avez-vous pas remarqué là ?
Un elfe coiffé d'une cupule en guise de bonnet.
un autre… vêtu d'une tunique couleur d'automne,
une fée couronnée de baie.

Mon imagination galopante m'emportait dans un tourbillon.
Vous souhaitez m'y retrouver ? Fermez les yeux…

Au-dessus de l'herbe humide, à travers les branches, souffle la brise.

Au détour du chemin la lumière se filtre…
C'est l'un des lieux magiques où on ne peut aller qu'à pied.

Un petit elfe est assis sur sa branche à regarder la lune.

Je me noie dans les yeux d'une fée d'une beauté enchanteresse
aux ailes scintillantes d'étoiles d'argent…

Une fleur avait osé poser sa corolle orangée entre ses mains de soie,
Et avait osé caresser ses douces joues.

Ses cheveux d'or sur ses épaules, étaient tout emmêlés de fleurs éparses :
Lilas à la senteur musquée, clématites, roses sauvages et tendres églantines…

Là, virevolte un papillon douceur gris bleu aux couleurs du temps,
Un autre jaune et ocre, puis un noir et blanc sur son petit pied
Deux escargots s'éloignent très émus.

Oh ! Le petit ver de terre qui goûte la pomme !...

Sous ses yeux ébahis, son pas souple et léger fait murmurer le vent.

Elle parle aux arbres,
Elle connaît depuis toujours la langue de la nature…
Les arbres mystérieux écoutent sans bruit…

Je suis prise d'une doucereuse envie de laisser aller mon esprit
qui s'est un instant posé sur ce livre où les papillons
avec leurs ailes finement sculptées et ciselées ne cessent
de venir et d'aller en cortège répandant une poudre scintillante…

Mes rêves m'entraînent, chaque nuit, très loin.
Je parcours le monde dans chaque recoin je crois d'abord que c'est irréel…

Une force secrète me retient.

Là, dans mon royaume de forêts et de fantômes,
sur le sentier qui mène au paradis,
Je contemple une forme présente qui s'élance éblouissante…

Je m'approche et je vois de la douceur.

De mes instants de rêveries profondes naissent des bonheurs à n'en plus finir…

Murmures et sons étranges m'environnent.

Une brise légère vient jusqu'à moi…

On y découvre des formes étranges, des personnages de contes de fées…
Cachées dans les bois, et les landes,
elles ne sortent de leurs cachettes qu'à la nuit tombée…

***

Guy PUJOL

Balades poétiques

https://bienvenue-chez-ariejoie.fr/ballades-poetiques-1.html

 

 

 

 

 

 

PATRIMOINES - VALLEES DES CABARDES

LES CAHIERS

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Huile sur toile Julien REMY - Sociétaire de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne

 

Dessin inspiré du tableau précédent - Julien REMY

 

Les Sociétaires de l'Académie des arts et des sciences de Carcassonne écrivent et publient

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réalisation : mario.ferrisi@gmail.com